Bon ben voilà je sais pas ce qui me prend de mettre ça, mais je le met quand même. Lisez et dites ce que vous en pensez. Et soyez sincères svp...
LUC: FIENDISH SHADOW
EPILOGUE: Cela fait un quart d'heure que je cours dans cette immense forêt sombre comme les ténèbres, effrayante comme celles que l'on voit dans les plus affreux des films d'horreurs. Je cours à toute vitesse tête baisée, risquant à chaque instant de me fracasser le crâne contre un tronc. Cela fait un quart d'heure que j'ai fuis cet endroit de fous. Pourquoi? me direz vous, tout simplement pour fuir cette chose qui me fait tant souffrir. Ca se rapproche, je le sens, mais pourquoi est elle venue gâchée ma vie? Que me veut elle? J'en ai marre de courir comme un dératé, je veux qu'elle me foute la paix une bonne fois pour toute! Je cours à toute vitesse à travers les buissons de ronces et les orties, mes jambes sont en sang et me font mal, mais je m'en fous car le plus important pour moi est de lui échapper. A cause d'elle j'ai perdu la plupart de mes amis, j'ai aussi tué des gens qui voulaient m'aider, je voulais pas tout ça! Là où j'ai fui, c'est l'hôpital psychiatrique, c'est là où j'ai tué, c'est là que l'on a diagnostiqué une paranoÏa compulsive avec graves excès de colères. Enfin, pour moi c'est un pseudo diagnostic, eux ne veulent pas croire en cette "chose" qui me fait faire toutes ces horreurs. Eh bien, qu'ils aillent se faire foutre! Je trouverais bien quelqu'un qui saura me venir en aide. Parce que après vingt ans de misères, il serait grand temps de mettre un terme à tout ça. Car la première fois que je l'ai vue, c'était quand je n'étais encore qu'un gosse, une nuit, dans ma chambre. A cette époque, j'avais huit ans...
Chapitre premier: Les chutes du Niagara
Tournai, vingt ans plus tôt, au mois de décembre. C'est dans cette ville que je vis avec ma mère dans une maison de rangée du boulevard Léopold. Il est dix neuf heures et dehors il neige à gros flocons. Par contre je ne sais pas si il fait froid, car je suis bien au chaud dans ma chambre et bien tranquille. Enfin, bien tranquille, c'est beaucoup dire, vu que j'y suis dans le but de la ranger! Il faut dire que c'est un sacré cafarnahum là dedans! Ma mère m'a même demandé si un ouragan était venu me rendre visite! Donc, tant que ce n'est pas remis en ordre, je n'ai le droit de rien faire d'autre. Ca m'énerve de le faire, mais comme je n'ai pas le choix...
>Luc?
Ah! Ca c'est ma mère!
> Oui m'man?
>Alors? Tu as fini de ranger ton dépotoir ?
>Oui m'man, c'est fait.
>Tu as bien refais ton lit, mis ton linge sale dans le panier à la salle de bains et ranger tes jouets dans le coffre?
>Oui, j'ai tout fini!
>Tu en es sûr? Je ne dois pas monter vérifier?
>Non m'man. J't'assure que j'ai rien oublié.
>Ca va, je te fais confiance. Descends maintenant, nous allons bientôt passer à table.
>J'ai encore le temps de faire une partie de jeu vidéo?
>D'accord. Mais pas plus de dix minutes, sinon le repas va être froid, et froid ce ne sera plus aussi bon. Surtout que c'est ton repas préféré.
>Chouette! Blancs de poulet, compote et patates!
>Bien vu mon lapin!
Ah, les jeux vidéos! Mon passe temps favori! Ma mère, elle, n'aime pas trop ça. Elle trouve que ça rend bête. Moi je trouve pas, je dire même que c'est ludique. Et que ça permets de se détendre... et aussi parfois de se défouler. Enfin avec moi, c'est presque toujours pour me défouler et surtout m'énerver! J'adore tout ce qui est jeux de plates formes et jeux de bastons. Ici, je joues avec un nouveau jeu de combats qu'un copain m'a prêté. Il est bien, mais il y a mieux...
>P§.?µ!!! de jeu de vidéo de mrrt!!!
>Hé là! Luc! Je t'ai déjà demandé plusieurs fois de ne pas dire de gros mots! C'est très mal poli!
>Mais m'man, c'est le jeu qui triche!
>Taratata Luc! Un jeu ça ne sait pas triché.
>Si m'man, j'te jure!
>Arrête de jurer à tors et à travers! Et puis après tout coupe moi ça, il est temps de descendre, le dîner est servi.
>Ooooohh! Encore cinq minutes!
>Non Luc, tu descends maintenant ou je vais me fâcher!
>Bon ca va, je viens...
Comme maman vient de me le demander, j'arrête mon jeu et descends les escaliers quatre à quatre. Un peu trop vite à son goût!
>Luc ! Combien de fois je t'ai dis de ne pas courir dans les escaliers!?
>Excuse=moi m'man...
En bas, une délicieuse odeur de poulet se répand dans les pièces. C'est très agréable.
Comme d'habitude, maman et moi sommes seuls pour dîner ce soir. Comme tout les soirs d'ailleurs, depuis un certain temps. Papa ne revient plus. Maman dit que c'est à cause de son travail, qu'il a beaucoup de choses à faire, qu'il a un horaire chargé et tout ça... Mais moi je suis pas stupide, je sais très bien que si il ne vient plus, c'est à cause qu'il trompé maman avec une autre femme. Je le sais, je les ai vus un soir, en bas, dans le canapé du salon. Ils étaient occupés de flirter et de faire des choses que je n'oserais pas dire! Ils étaient quasiment à poils! Eux, ils ne m'ont pas vu, je m'étais caché derrière la porte de la cuisine, vu que j'y étais allé pour boire un verre de lait. Maman n'était pas encore rentrée de son travail ce soir là, et ce qui devait arriver, arriva: maman venait de surprendre mon père dans les bras de cette femme. La femme se mit à hurler comme un cochon que l'on égorge au petit matin. Mon père, lui, bégayait des choses insensées: "Non chérie! Ce n'est pas du tout ce que tu crois!" Maman ne lui a même pas répondu, tellement qu'elle était dégoûtée, par ce qu'elle venait de voir. elle est repartie aussi vite qu'elle était venue, mais cette fois son visage était empli de haine et de tristesse à la fois. Elle n'est rentrée à la maison que trois jours plus tard. Et pendant ces trois jours papa n'a même pas essayer de la contacter, ne fusque pour lui demander pardon. Ca m'as fait beaucoup de peine. C'était il y a un an...
>P'pa ne rentrera pas encore ce soir m'man?
>Non, mon petit lapin. Tu sais bien qu'il...
>Oui,oui! je sais! Il travaille quoi...
>Oui, c'est ça. Tu veux bien mettre les assiettes pendant que je vais me chercher une bouteille de vin à la cave?
>No problemo m'man!
Trois minutes plus tard, nous passons enfin à table:
>Mmmm! Ca sent rudement bon! J'ai une de ces faim de loup moi!
>Ha! Ha! Ha! Toujours aussi gourmand à ce que je vois!
>Ah, ça, quand il s'agit de mon plat préféré...
>Je te met deux morceaux de blancs, comme d'habitude?
>Oui m'man, j'veux bien.
>Et voilà! Bon appétit mon lapin!
>Merci m'an! A toi aussi!
Ce repas est un véritable délice, un pur régal. Et je ne me fais pas prier quand maman me demande si j'en veux encore:
>Je te ressers, Luc?
>Oh oui m'man! C'est vraiment très très très très bon!
>Tiens. C'est assez ainsi?
>Oui. Merci m'man.
Après s'être bien rempli l'estomac, nous avons pour habitude maman et moi, de faire une partie de carte et d'écouter un peu de musique classique. C'est vraiment très relaxant après une journée bien chargée. Ce soir, c'est Vivaldi et jeu de manille!
>Je vais préparer du café. Tu veux bien préparer le jeu de carte et mettre le cd?
> Ok m'man. J'pourrais en boire aussi?
>Non Luc. Il est trop tard, tu ne sauras plus dormir après.
>Bon, d'acc. Dis, au fait, tu sais que j'ai lu une fois dans un magazine qu'il fallait attendre une demie heure avant de boire du café après avoir manger.*
>Ah bon? Et pourquoi ça?
>Je sais plus très bien, une question de digestion je crois...
>En tout cas, je n'étais pas au courant de cela. Mais de toutes façons le temps qu'il passe avec ce vieux percolateur, la demie heure sera largement dépassée, tu ne crois pas?
>Ouais. Tu as sans doute raison.
>Eh là Luc! On ne dis pas "ouais" mais "oui"!
>Oh pardon m'man! J'lai pas dis en exprès!
>Ce n'est rien, mais fais attention.
Maman se rend à la cuisine pour préparer le café pendant que moi je fais ce qu'elle m'a demandé
>Luc? Me demande t'elle "Veux tu bien prendre le sucre et le lait?
>OK!
En attendant que le café se décide à passer, maman et moi entamons la partie. Le score est de 21 à13 en sa faveur quand le café est enfin prêt.
>Ah, je crois que le café est prêt. Dit maman
>Bouges pas. J'vais l'chercher.
>Fais attention de ne pas te brûler!
>Non! Non! T'inquiètes pas...
Le café servi, nous pouvons enfin reprendre la partie. Mais maman n'a pas l'air trop pressée et elle me pose une question à laquelle je n'ai pas très envie de répondre:
>Tiens, au fait, avant que l'on reprenne la partie, tu veux bien me dire ce que c'est que cette silhouette que tu vois souvent dans tes rêves?
>J'ai pas très envie d'en parler.
>Ca te fera sans doute du bien d'en parler, justement. Tu sais, si je peux te venir en aide, ça me ferait plaisir.
>Bon, si tu veux. Tout ce que je sais, c'est que quand je la vois, elle se rapproche de plus en plus, mais je ne vois jamais son visage. Mais je sais aussi que cette nuit je l'ai entendue parler.
>Ah bon ? Et que t'as t elle dit?
>Ca, j'men souviens plus du tout...
>Ce n'est pas grave, mais essaies de t'en souvenir la prochaine fois, comme ça on trouvera peut être une solution pour t'en débarasser.
>D'accord, j'éssaierai.
>Bon. On reprend la partie?
>C'est à toi de distribuer m'man.
Maman mélange donc les cartes. Assez longtemps pour être sûre que le jeu soit bien équitable, pour pas faire de jaloux, comme elle dit.
>Tiens , coupes mon lapin.
>Et voili et voilà!
ET l'on joue ainsi jusque très tard dans la soirée. Tellement tard que l'on ne s'apperçois pas de l'heure qui passe à une vitesse folle. Il faut dire que l'on s'amuse comme des petits fous quand on joue aux cartes!
DONG!
Onze heures sonne à la pendule du salon:
>Mon Dieu! Déjà cette heure là! Aller Luc, il est grand temps d'aller te coucher, tu as école demain.
>Ooooh! Encore une partie, s'il te plaîs!
>Non, n'insistes pas, il est très tard, et si je te laisse encore debout, tu ne va pas savoir te lever à temps et on devra courir pour être sûrs que tu arrives à l'heure à l'école.
>Bon, d'ac. Bonne nuit ma petite maman chérie!
>Bonne nuit mon petit lapin en sucre! Et la lumière doit être éteinte quand je monterai me coucher...
>Oui m'man, t'inquiètes pas...
Deux heures douze du matin. Je me réveille en sursaut. Aurais je entendu du bruit? Non, tout est calme et silencieux. Alors pourquoi m'être réveillé ainsi? Je dois sûrement avoir fais un vilain rêve, ou quelque chose comme ça. Mais... Mais qu'est ce que je sens? Mes draps sont trempés on dirait! Non, ce n'est pas possible!? C'est la première fois que cela m'arrive! J'ai pourtant été à la toilette avant d'aller me coucher, comme je le fais tout les soir. Je n'y comprends rien du tout! Et maman, que va t elle dire? Mais que va t elle dire!? Elle va sûrement être très en colère, et je serais privé de dessins animés et de jeux vidéos pendant un mois au moins! Que faire? Lui cacher? Non, elle s'en appercevra sans nul doute. Et puis je peux pas rester ainsi, ça va sentir drôlement mauvais si je dors le restant de la nuit dans un pyjama et des draps pleins de pipi. La meilleure solution est de lui dire. Tant pis pour la punition qui m'attend au tournant! Aller mon petit Luc, prend ton courage à deux mains et appelle là...
>M'man? M'aaaann?
>Hmmmm? Qu'il y a t il? Crie t elle de sa chambre à moitié endormie.
>Faut que tu viennes, j'ai un petit problème...
>Oh, Luc! Il est deux heures vingt! Ca ne peux pas attendre demain matin?
>Ben,non...
>Bon, ça va, j'arrive.
Maman arrive dans ma chambre à moitié réveillée:
>Bon, dis moi, c'est quoi ce petit problème?
>Ben, je... j'ai...
>Quoi? Vas y dis moi!
>J'ose pas...
>Tu ne dois pas avoir peur de me le dire.
>Ben, heu... J'ai... j'ai fait au lit...
Là, ma tête se baisse et ma gorge se noue. Ca y est, elle va sûrement crier, se mettre en colère. Mais je me trompe. Elle me demande tout simplement:
>Mais pourquoi ne t'es tu pas lever pour aller faire pipi?
>Ben, parce que je dormais et que quand je me suis réveillé, c'était trop tard.
Ma gorge se noue de plus belle. Je sens bien que je vais me mettre à pleurer dans pas très longtemps... Ca y est, je pleure!
>Oooh... Mais il ne faut pas pleurer Luc, se sont des choses qui peuvent arriver.
>Non! Pas à mon âge!
>Si, je t'assures que ça arrive à pleins d'enfants de ton âge. Aller, lèves toi et va te faire couler un bon bain bien chaud pendant que je change tes draps et que je te prépare un pyjama...
TUUUT! TUUUT! TUUUT!
Six heures trente. C'est le réveil de maman qui sonne, le mien ne sonnera que dans une bonne demie heure. Mais aujourd'hui je suis bien réveillé, sans doute à cause de se qui s'est passer cette nuit... Maman est déjà en bas quand je descends. La table pour le petit déjeuner est prête depuis la veille. Maman le fais toujours avant d'aller se coucher.
>B'jour m'man!
>Bonjour Luc! Tu es déjà réveillé?
>Ben oui, comme il ne reste plus très longtemps avant qu'il soit sept heures...
>Eh bien comme tu es déjà debout, pour une fois tu vas préparer ta mallette et tes tartines pour l'école.
>D'accord m'man.
Préparer mes tartines et mon cartable! Si il y a bien une chose dont j'ai horreur, c'est bien de faire ça! Mais comme je suis obligé de le faire, alors...
>M'man? Qu'est ce que je peux mettre sur mes tartines?
>Je ne sais pas. Ce que tu veux.
>Du choco?
>Ah, ça non Luc. Tu sais très bien que le choco c'est uniquement pour le petit déjeuner et pour le goûter.
>Ooooh! Pourquoi j'peux pas?
>Parce que c'est comme ça. Il y a plein de charcuterie dans le frigo.
>Mais mes copains, eux, ils ont des tartines au choco!
>Bon, maintenant ça suffit Luc! Je t'ai dit non, c'est non! Et si tu insistes comme ça, tu seras privé de choco pendant toute une semaine!
>Bon. Je t'aurais prévenu. Plus de choco pendant une semaine!
>Oh non! S'il te plaîs!
>Trop tard. Il fallait y penser avant.
C'est bien ma veine ça! Plus de choco pendant une semaine! J'aurais mieux fais de me taire! Moi et ma grande g...! Je vais m'excuser, elle changera peut être d'avis:
>M'man?
>Qu'il y a t- il Luc?
>Excuse moi m'man...
>J'accepte tes excuses Luc, mais pour ce qui est de ma décision je n'y reviendrais pas. Comme ça tu apprendras qu'il ne faut toujours insister. Aller, va finir de préparer tes affaires et ensuite va te laver et t'habiller.
>Ok m'man.
Peu de temps après, mes tartines sont faites et mon cartable est prêt. Il est temps que j'aille me laver et m'habiller:
>M'man? Je monte me préparer.
>D'accord mon lapin! N'oublie pas de te brosser les dents.
>mais j'ai pas encore manger.
>Manges d'abord, alors. Tu iras te préparer après.
>Ok.
Bon sang! Déjà huit heures! Vite! Il faut que je me dépêche, sinon je vais rater le bus pour l'école! Et si je le rate, je serais obligé d'y aller à pieds parce que maman ne sait pas me conduire, vu qu'elle part à l'opposé de mon école pour aller à son travail.
>Dépêches toi Luc! Il est déjà huit heures!
>Oui, je sais. J'y vais.
En moins de quinze minutes, je suis fin prêt.
>Voilà m'man! Chuis prêt!
>Tu es sûr de ne rien avoir oublié?
>Non m'man. Je crois pas.
>Tu n'as pas cours de dessins aujourd'hui?
>Ben si, pourquoi?
>Parce que ta farde de dessins est sur la petite table du salon.
>Ben, heureusement que tu me le dis! J'aurais été bien embêté si je l'aurais oublié!
>Eh oui! Heureusement que je suis là pour penser à ta place!
>Ha! Ha! Ha! Très drôle m'man!
Peu de temps après le bus arrive devant la maison:
>Dépêches toi! Le bus est là!
>Oui! J'y vais! J'y vais! A ce soir m'man!
>A ce soir mon petit lapin! Et pas de bétises, hein?
>Non, non. T'inquiètes pas...
C'est quand même embêtant que je dois chaque fois courir pour être sûr de ne pas rater le bus. Il faudrait peut être que je me lèves un peu plus tôt. J'en parlerai avec maman quand je rentrerai de l'école...
Bon. Maintenant que Luc est parti pour l'école, il serait grand temps que je me prépare moi aussi pour aller bouloter! Et je dois encore faire la vaisselle d'hier soir. Oh, tant pis! Je la ferais ce soir.
TULULUT! TULULUT!
Oh, non! Pas le téléphone! Qui ose me déranger maintenant? Et puis zut, je ne réponds pas! Il y a le répondeur après tout! Mais j'y penses, si c'est mon patron? Il vaut mieux que je réponde:
>Oui allô?
>Allô. Bonjour madame Godart. C'est monsieur Deckerke à l'appareil
>Ah! Bonjour monsieur le directeur! Que me vaut votre appel?
>Il faut absolument que vous passiez à mon bureau ce matin, car je reçois deux commerçants polonais. Ils viennent pour signer un contrat d'une importance capitale pour l'avenir de la société. Puis je compter sur vous?
>Il n'y a pas de problème, mais je ne vois pas en quoi je pourrais vous être utile?
>Voyez vous, ils ne parlent pas un mot de français. Ce n'est d'ailleurs pas eux qui m'ont envoyer la proposition de contrat, mais un de leurs associés.
>Oui, et que voulez vous que je fasse? Leur associé ne peut t il pas se déplacer?
>Non, actuellement, il est à Los Angeles. Et bon, comme je sais que vous maîtriser plus au moins bien cette langue, j'ai pensé que vous pourriez me servir de traductrice. Cela ne vous dérangerai pas?
>Mais pas du tout, monsieur le directeur!
>Bon, alors c'est réglé.
>Et à qu'elle heure dois je être là?
>Dix heures trentes très précises.
>Il n'y a pas de problèmes, j'y serais.
>Merci madame Godart! A toute à l'heure!
>A toute à l'heure monsieur le directeur...
Me voilà enfin à l'école! Il est vraiment très soporifique ce trajet en bus! Heureusement que j'ai des copains à moi qui le prennent aussi. Et l'école? Qu'est ce que c'est chiant l'école! Vivement les vacances de Noël, pour que je puisses souffler un peu! Ah! Voilà mes autres copains!:
>Salut Luc, ça va?
>Salut Ted, ça boum? Tiens, salut Nico!
>Tiens, les potes vous n'oubliez pas que ce matin à la récré on doit foutre la pâtée à Rémy et sa bande de gros frimeurs!
>Ouais, t'inquiètes Luc, on a pas oublié... Me répond Nico
>On les auras cette fois! Enchaîne Ted
>J'espère bien, la dernière fois on s'est fait battre 43 à 21!
>C'est l'heure de rentrer en classe, mademoiselle Lise va sonner. Dis je
Ah! Que cette sonnerie peut m'énerver! Chaque fois qu'elle se met en route, j'ai mes oreilles qui sifflent! Et que je hais cette école! Les couloirs sont sinistres comme ceux d'un vieil hôpital, les murs sont d'un blanc pétant, et si vous avez le malheur de lever la tête, vous vous prenez une bonne vingtaine de néons dans la face! Et ne parlons pas des classes! Petites, avec des pupitres datant de l'avant guerre, et les fenêtres sont tellement étroites, qu'il faut laisser constament la lumière allumée. Saloperie d'école...
>C'est vraiment de la merde cette école.
>Monsieur Godart je vous demanderais de bien vouloir surveiller votre language/
Oh zut/ La directrice/ Je sens que je vais être déprimé pour le reste de la journée.
>Godart/ Vous pourriez répondre quand on vous parle/
>Mais j'ai rien dis/
>Il n'y a pas de "mais" jeune homme. Cessez vos grossièrtés et filez en classe.
>Ouais/ Ca va/ Ca va/ Qu'est ce qu'elle me prend la tête celle là
>Godart/ Trois heures de retenue mercredi après-midi/
>Oh non m'dame/ J'l'ai pas dis en exprès/
>C'est trop tard jeune homme/ Il fallait y penser plus tôt. Et je vais de ce pas téléphoner à votre mère pour lui parler de votre attitude déplorable. Je vais vous apprendre le sens du mot politesse moi.
>C'est ça/ J'vais encore me faire engueuler/ Merde/ Faites pas ça quoi/
>Bon, Mon cher petit Godart, sachez que non seulement je préviens votre mère, mais qu'en plus je vous renvoie sur le champ pour une durée de trois jours/ La discussion est close...
Plus d'école pendant trois jours? Quel pied/ C'est trop d'la balle/ Vive les vacances anticipées/ Mais... j'y pense, c'est pas si chic que ça/ J'vais être puni/ Qu'est-ce que j'ai encore fais comme gaffe moi...
EPILOGUE: Cela fait un quart d'heure que je cours dans cette immense forêt sombre comme les ténèbres, effrayante comme celles que l'on voit dans les plus affreux des films d'horreurs. Je cours à toute vitesse tête baisée, risquant à chaque instant de me fracasser le crâne contre un tronc. Cela fait un quart d'heure que j'ai fuis cet endroit de fous. Pourquoi? me direz vous, tout simplement pour fuir cette chose qui me fait tant souffrir. Ca se rapproche, je le sens, mais pourquoi est elle venue gâchée ma vie? Que me veut elle? J'en ai marre de courir comme un dératé, je veux qu'elle me foute la paix une bonne fois pour toute! Je cours à toute vitesse à travers les buissons de ronces et les orties, mes jambes sont en sang et me font mal, mais je m'en fous car le plus important pour moi est de lui échapper. A cause d'elle j'ai perdu la plupart de mes amis, j'ai aussi tué des gens qui voulaient m'aider, je voulais pas tout ça! Là où j'ai fui, c'est l'hôpital psychiatrique, c'est là où j'ai tué, c'est là que l'on a diagnostiqué une paranoÏa compulsive avec graves excès de colères. Enfin, pour moi c'est un pseudo diagnostic, eux ne veulent pas croire en cette "chose" qui me fait faire toutes ces horreurs. Eh bien, qu'ils aillent se faire foutre! Je trouverais bien quelqu'un qui saura me venir en aide. Parce que après vingt ans de misères, il serait grand temps de mettre un terme à tout ça. Car la première fois que je l'ai vue, c'était quand je n'étais encore qu'un gosse, une nuit, dans ma chambre. A cette époque, j'avais huit ans...
Chapitre premier: Les chutes du Niagara
Tournai, vingt ans plus tôt, au mois de décembre. C'est dans cette ville que je vis avec ma mère dans une maison de rangée du boulevard Léopold. Il est dix neuf heures et dehors il neige à gros flocons. Par contre je ne sais pas si il fait froid, car je suis bien au chaud dans ma chambre et bien tranquille. Enfin, bien tranquille, c'est beaucoup dire, vu que j'y suis dans le but de la ranger! Il faut dire que c'est un sacré cafarnahum là dedans! Ma mère m'a même demandé si un ouragan était venu me rendre visite! Donc, tant que ce n'est pas remis en ordre, je n'ai le droit de rien faire d'autre. Ca m'énerve de le faire, mais comme je n'ai pas le choix...
>Luc?
Ah! Ca c'est ma mère!
> Oui m'man?
>Alors? Tu as fini de ranger ton dépotoir ?
>Oui m'man, c'est fait.
>Tu as bien refais ton lit, mis ton linge sale dans le panier à la salle de bains et ranger tes jouets dans le coffre?
>Oui, j'ai tout fini!
>Tu en es sûr? Je ne dois pas monter vérifier?
>Non m'man. J't'assure que j'ai rien oublié.
>Ca va, je te fais confiance. Descends maintenant, nous allons bientôt passer à table.
>J'ai encore le temps de faire une partie de jeu vidéo?
>D'accord. Mais pas plus de dix minutes, sinon le repas va être froid, et froid ce ne sera plus aussi bon. Surtout que c'est ton repas préféré.
>Chouette! Blancs de poulet, compote et patates!
>Bien vu mon lapin!
Ah, les jeux vidéos! Mon passe temps favori! Ma mère, elle, n'aime pas trop ça. Elle trouve que ça rend bête. Moi je trouve pas, je dire même que c'est ludique. Et que ça permets de se détendre... et aussi parfois de se défouler. Enfin avec moi, c'est presque toujours pour me défouler et surtout m'énerver! J'adore tout ce qui est jeux de plates formes et jeux de bastons. Ici, je joues avec un nouveau jeu de combats qu'un copain m'a prêté. Il est bien, mais il y a mieux...
>P§.?µ!!! de jeu de vidéo de mrrt!!!
>Hé là! Luc! Je t'ai déjà demandé plusieurs fois de ne pas dire de gros mots! C'est très mal poli!
>Mais m'man, c'est le jeu qui triche!
>Taratata Luc! Un jeu ça ne sait pas triché.
>Si m'man, j'te jure!
>Arrête de jurer à tors et à travers! Et puis après tout coupe moi ça, il est temps de descendre, le dîner est servi.
>Ooooohh! Encore cinq minutes!
>Non Luc, tu descends maintenant ou je vais me fâcher!
>Bon ca va, je viens...
Comme maman vient de me le demander, j'arrête mon jeu et descends les escaliers quatre à quatre. Un peu trop vite à son goût!
>Luc ! Combien de fois je t'ai dis de ne pas courir dans les escaliers!?
>Excuse=moi m'man...
En bas, une délicieuse odeur de poulet se répand dans les pièces. C'est très agréable.
Comme d'habitude, maman et moi sommes seuls pour dîner ce soir. Comme tout les soirs d'ailleurs, depuis un certain temps. Papa ne revient plus. Maman dit que c'est à cause de son travail, qu'il a beaucoup de choses à faire, qu'il a un horaire chargé et tout ça... Mais moi je suis pas stupide, je sais très bien que si il ne vient plus, c'est à cause qu'il trompé maman avec une autre femme. Je le sais, je les ai vus un soir, en bas, dans le canapé du salon. Ils étaient occupés de flirter et de faire des choses que je n'oserais pas dire! Ils étaient quasiment à poils! Eux, ils ne m'ont pas vu, je m'étais caché derrière la porte de la cuisine, vu que j'y étais allé pour boire un verre de lait. Maman n'était pas encore rentrée de son travail ce soir là, et ce qui devait arriver, arriva: maman venait de surprendre mon père dans les bras de cette femme. La femme se mit à hurler comme un cochon que l'on égorge au petit matin. Mon père, lui, bégayait des choses insensées: "Non chérie! Ce n'est pas du tout ce que tu crois!" Maman ne lui a même pas répondu, tellement qu'elle était dégoûtée, par ce qu'elle venait de voir. elle est repartie aussi vite qu'elle était venue, mais cette fois son visage était empli de haine et de tristesse à la fois. Elle n'est rentrée à la maison que trois jours plus tard. Et pendant ces trois jours papa n'a même pas essayer de la contacter, ne fusque pour lui demander pardon. Ca m'as fait beaucoup de peine. C'était il y a un an...
>P'pa ne rentrera pas encore ce soir m'man?
>Non, mon petit lapin. Tu sais bien qu'il...
>Oui,oui! je sais! Il travaille quoi...
>Oui, c'est ça. Tu veux bien mettre les assiettes pendant que je vais me chercher une bouteille de vin à la cave?
>No problemo m'man!
Trois minutes plus tard, nous passons enfin à table:
>Mmmm! Ca sent rudement bon! J'ai une de ces faim de loup moi!
>Ha! Ha! Ha! Toujours aussi gourmand à ce que je vois!
>Ah, ça, quand il s'agit de mon plat préféré...
>Je te met deux morceaux de blancs, comme d'habitude?
>Oui m'man, j'veux bien.
>Et voilà! Bon appétit mon lapin!
>Merci m'an! A toi aussi!
Ce repas est un véritable délice, un pur régal. Et je ne me fais pas prier quand maman me demande si j'en veux encore:
>Je te ressers, Luc?
>Oh oui m'man! C'est vraiment très très très très bon!
>Tiens. C'est assez ainsi?
>Oui. Merci m'man.
Après s'être bien rempli l'estomac, nous avons pour habitude maman et moi, de faire une partie de carte et d'écouter un peu de musique classique. C'est vraiment très relaxant après une journée bien chargée. Ce soir, c'est Vivaldi et jeu de manille!
>Je vais préparer du café. Tu veux bien préparer le jeu de carte et mettre le cd?
> Ok m'man. J'pourrais en boire aussi?
>Non Luc. Il est trop tard, tu ne sauras plus dormir après.
>Bon, d'acc. Dis, au fait, tu sais que j'ai lu une fois dans un magazine qu'il fallait attendre une demie heure avant de boire du café après avoir manger.*
>Ah bon? Et pourquoi ça?
>Je sais plus très bien, une question de digestion je crois...
>En tout cas, je n'étais pas au courant de cela. Mais de toutes façons le temps qu'il passe avec ce vieux percolateur, la demie heure sera largement dépassée, tu ne crois pas?
>Ouais. Tu as sans doute raison.
>Eh là Luc! On ne dis pas "ouais" mais "oui"!
>Oh pardon m'man! J'lai pas dis en exprès!
>Ce n'est rien, mais fais attention.
Maman se rend à la cuisine pour préparer le café pendant que moi je fais ce qu'elle m'a demandé
>Luc? Me demande t'elle "Veux tu bien prendre le sucre et le lait?
>OK!
En attendant que le café se décide à passer, maman et moi entamons la partie. Le score est de 21 à13 en sa faveur quand le café est enfin prêt.
>Ah, je crois que le café est prêt. Dit maman
>Bouges pas. J'vais l'chercher.
>Fais attention de ne pas te brûler!
>Non! Non! T'inquiètes pas...
Le café servi, nous pouvons enfin reprendre la partie. Mais maman n'a pas l'air trop pressée et elle me pose une question à laquelle je n'ai pas très envie de répondre:
>Tiens, au fait, avant que l'on reprenne la partie, tu veux bien me dire ce que c'est que cette silhouette que tu vois souvent dans tes rêves?
>J'ai pas très envie d'en parler.
>Ca te fera sans doute du bien d'en parler, justement. Tu sais, si je peux te venir en aide, ça me ferait plaisir.
>Bon, si tu veux. Tout ce que je sais, c'est que quand je la vois, elle se rapproche de plus en plus, mais je ne vois jamais son visage. Mais je sais aussi que cette nuit je l'ai entendue parler.
>Ah bon ? Et que t'as t elle dit?
>Ca, j'men souviens plus du tout...
>Ce n'est pas grave, mais essaies de t'en souvenir la prochaine fois, comme ça on trouvera peut être une solution pour t'en débarasser.
>D'accord, j'éssaierai.
>Bon. On reprend la partie?
>C'est à toi de distribuer m'man.
Maman mélange donc les cartes. Assez longtemps pour être sûre que le jeu soit bien équitable, pour pas faire de jaloux, comme elle dit.
>Tiens , coupes mon lapin.
>Et voili et voilà!
ET l'on joue ainsi jusque très tard dans la soirée. Tellement tard que l'on ne s'apperçois pas de l'heure qui passe à une vitesse folle. Il faut dire que l'on s'amuse comme des petits fous quand on joue aux cartes!
DONG!
Onze heures sonne à la pendule du salon:
>Mon Dieu! Déjà cette heure là! Aller Luc, il est grand temps d'aller te coucher, tu as école demain.
>Ooooh! Encore une partie, s'il te plaîs!
>Non, n'insistes pas, il est très tard, et si je te laisse encore debout, tu ne va pas savoir te lever à temps et on devra courir pour être sûrs que tu arrives à l'heure à l'école.
>Bon, d'ac. Bonne nuit ma petite maman chérie!
>Bonne nuit mon petit lapin en sucre! Et la lumière doit être éteinte quand je monterai me coucher...
>Oui m'man, t'inquiètes pas...
Deux heures douze du matin. Je me réveille en sursaut. Aurais je entendu du bruit? Non, tout est calme et silencieux. Alors pourquoi m'être réveillé ainsi? Je dois sûrement avoir fais un vilain rêve, ou quelque chose comme ça. Mais... Mais qu'est ce que je sens? Mes draps sont trempés on dirait! Non, ce n'est pas possible!? C'est la première fois que cela m'arrive! J'ai pourtant été à la toilette avant d'aller me coucher, comme je le fais tout les soir. Je n'y comprends rien du tout! Et maman, que va t elle dire? Mais que va t elle dire!? Elle va sûrement être très en colère, et je serais privé de dessins animés et de jeux vidéos pendant un mois au moins! Que faire? Lui cacher? Non, elle s'en appercevra sans nul doute. Et puis je peux pas rester ainsi, ça va sentir drôlement mauvais si je dors le restant de la nuit dans un pyjama et des draps pleins de pipi. La meilleure solution est de lui dire. Tant pis pour la punition qui m'attend au tournant! Aller mon petit Luc, prend ton courage à deux mains et appelle là...
>M'man? M'aaaann?
>Hmmmm? Qu'il y a t il? Crie t elle de sa chambre à moitié endormie.
>Faut que tu viennes, j'ai un petit problème...
>Oh, Luc! Il est deux heures vingt! Ca ne peux pas attendre demain matin?
>Ben,non...
>Bon, ça va, j'arrive.
Maman arrive dans ma chambre à moitié réveillée:
>Bon, dis moi, c'est quoi ce petit problème?
>Ben, je... j'ai...
>Quoi? Vas y dis moi!
>J'ose pas...
>Tu ne dois pas avoir peur de me le dire.
>Ben, heu... J'ai... j'ai fait au lit...
Là, ma tête se baisse et ma gorge se noue. Ca y est, elle va sûrement crier, se mettre en colère. Mais je me trompe. Elle me demande tout simplement:
>Mais pourquoi ne t'es tu pas lever pour aller faire pipi?
>Ben, parce que je dormais et que quand je me suis réveillé, c'était trop tard.
Ma gorge se noue de plus belle. Je sens bien que je vais me mettre à pleurer dans pas très longtemps... Ca y est, je pleure!
>Oooh... Mais il ne faut pas pleurer Luc, se sont des choses qui peuvent arriver.
>Non! Pas à mon âge!
>Si, je t'assures que ça arrive à pleins d'enfants de ton âge. Aller, lèves toi et va te faire couler un bon bain bien chaud pendant que je change tes draps et que je te prépare un pyjama...
TUUUT! TUUUT! TUUUT!
Six heures trente. C'est le réveil de maman qui sonne, le mien ne sonnera que dans une bonne demie heure. Mais aujourd'hui je suis bien réveillé, sans doute à cause de se qui s'est passer cette nuit... Maman est déjà en bas quand je descends. La table pour le petit déjeuner est prête depuis la veille. Maman le fais toujours avant d'aller se coucher.
>B'jour m'man!
>Bonjour Luc! Tu es déjà réveillé?
>Ben oui, comme il ne reste plus très longtemps avant qu'il soit sept heures...
>Eh bien comme tu es déjà debout, pour une fois tu vas préparer ta mallette et tes tartines pour l'école.
>D'accord m'man.
Préparer mes tartines et mon cartable! Si il y a bien une chose dont j'ai horreur, c'est bien de faire ça! Mais comme je suis obligé de le faire, alors...
>M'man? Qu'est ce que je peux mettre sur mes tartines?
>Je ne sais pas. Ce que tu veux.
>Du choco?
>Ah, ça non Luc. Tu sais très bien que le choco c'est uniquement pour le petit déjeuner et pour le goûter.
>Ooooh! Pourquoi j'peux pas?
>Parce que c'est comme ça. Il y a plein de charcuterie dans le frigo.
>Mais mes copains, eux, ils ont des tartines au choco!
>Bon, maintenant ça suffit Luc! Je t'ai dit non, c'est non! Et si tu insistes comme ça, tu seras privé de choco pendant toute une semaine!
>Bon. Je t'aurais prévenu. Plus de choco pendant une semaine!
>Oh non! S'il te plaîs!
>Trop tard. Il fallait y penser avant.
C'est bien ma veine ça! Plus de choco pendant une semaine! J'aurais mieux fais de me taire! Moi et ma grande g...! Je vais m'excuser, elle changera peut être d'avis:
>M'man?
>Qu'il y a t- il Luc?
>Excuse moi m'man...
>J'accepte tes excuses Luc, mais pour ce qui est de ma décision je n'y reviendrais pas. Comme ça tu apprendras qu'il ne faut toujours insister. Aller, va finir de préparer tes affaires et ensuite va te laver et t'habiller.
>Ok m'man.
Peu de temps après, mes tartines sont faites et mon cartable est prêt. Il est temps que j'aille me laver et m'habiller:
>M'man? Je monte me préparer.
>D'accord mon lapin! N'oublie pas de te brosser les dents.
>mais j'ai pas encore manger.
>Manges d'abord, alors. Tu iras te préparer après.
>Ok.
Bon sang! Déjà huit heures! Vite! Il faut que je me dépêche, sinon je vais rater le bus pour l'école! Et si je le rate, je serais obligé d'y aller à pieds parce que maman ne sait pas me conduire, vu qu'elle part à l'opposé de mon école pour aller à son travail.
>Dépêches toi Luc! Il est déjà huit heures!
>Oui, je sais. J'y vais.
En moins de quinze minutes, je suis fin prêt.
>Voilà m'man! Chuis prêt!
>Tu es sûr de ne rien avoir oublié?
>Non m'man. Je crois pas.
>Tu n'as pas cours de dessins aujourd'hui?
>Ben si, pourquoi?
>Parce que ta farde de dessins est sur la petite table du salon.
>Ben, heureusement que tu me le dis! J'aurais été bien embêté si je l'aurais oublié!
>Eh oui! Heureusement que je suis là pour penser à ta place!
>Ha! Ha! Ha! Très drôle m'man!
Peu de temps après le bus arrive devant la maison:
>Dépêches toi! Le bus est là!
>Oui! J'y vais! J'y vais! A ce soir m'man!
>A ce soir mon petit lapin! Et pas de bétises, hein?
>Non, non. T'inquiètes pas...
C'est quand même embêtant que je dois chaque fois courir pour être sûr de ne pas rater le bus. Il faudrait peut être que je me lèves un peu plus tôt. J'en parlerai avec maman quand je rentrerai de l'école...
Bon. Maintenant que Luc est parti pour l'école, il serait grand temps que je me prépare moi aussi pour aller bouloter! Et je dois encore faire la vaisselle d'hier soir. Oh, tant pis! Je la ferais ce soir.
TULULUT! TULULUT!
Oh, non! Pas le téléphone! Qui ose me déranger maintenant? Et puis zut, je ne réponds pas! Il y a le répondeur après tout! Mais j'y penses, si c'est mon patron? Il vaut mieux que je réponde:
>Oui allô?
>Allô. Bonjour madame Godart. C'est monsieur Deckerke à l'appareil
>Ah! Bonjour monsieur le directeur! Que me vaut votre appel?
>Il faut absolument que vous passiez à mon bureau ce matin, car je reçois deux commerçants polonais. Ils viennent pour signer un contrat d'une importance capitale pour l'avenir de la société. Puis je compter sur vous?
>Il n'y a pas de problème, mais je ne vois pas en quoi je pourrais vous être utile?
>Voyez vous, ils ne parlent pas un mot de français. Ce n'est d'ailleurs pas eux qui m'ont envoyer la proposition de contrat, mais un de leurs associés.
>Oui, et que voulez vous que je fasse? Leur associé ne peut t il pas se déplacer?
>Non, actuellement, il est à Los Angeles. Et bon, comme je sais que vous maîtriser plus au moins bien cette langue, j'ai pensé que vous pourriez me servir de traductrice. Cela ne vous dérangerai pas?
>Mais pas du tout, monsieur le directeur!
>Bon, alors c'est réglé.
>Et à qu'elle heure dois je être là?
>Dix heures trentes très précises.
>Il n'y a pas de problèmes, j'y serais.
>Merci madame Godart! A toute à l'heure!
>A toute à l'heure monsieur le directeur...
Me voilà enfin à l'école! Il est vraiment très soporifique ce trajet en bus! Heureusement que j'ai des copains à moi qui le prennent aussi. Et l'école? Qu'est ce que c'est chiant l'école! Vivement les vacances de Noël, pour que je puisses souffler un peu! Ah! Voilà mes autres copains!:
>Salut Luc, ça va?
>Salut Ted, ça boum? Tiens, salut Nico!
>Tiens, les potes vous n'oubliez pas que ce matin à la récré on doit foutre la pâtée à Rémy et sa bande de gros frimeurs!
>Ouais, t'inquiètes Luc, on a pas oublié... Me répond Nico
>On les auras cette fois! Enchaîne Ted
>J'espère bien, la dernière fois on s'est fait battre 43 à 21!
>C'est l'heure de rentrer en classe, mademoiselle Lise va sonner. Dis je
Ah! Que cette sonnerie peut m'énerver! Chaque fois qu'elle se met en route, j'ai mes oreilles qui sifflent! Et que je hais cette école! Les couloirs sont sinistres comme ceux d'un vieil hôpital, les murs sont d'un blanc pétant, et si vous avez le malheur de lever la tête, vous vous prenez une bonne vingtaine de néons dans la face! Et ne parlons pas des classes! Petites, avec des pupitres datant de l'avant guerre, et les fenêtres sont tellement étroites, qu'il faut laisser constament la lumière allumée. Saloperie d'école...
>C'est vraiment de la merde cette école.
>Monsieur Godart je vous demanderais de bien vouloir surveiller votre language/
Oh zut/ La directrice/ Je sens que je vais être déprimé pour le reste de la journée.
>Godart/ Vous pourriez répondre quand on vous parle/
>Mais j'ai rien dis/
>Il n'y a pas de "mais" jeune homme. Cessez vos grossièrtés et filez en classe.
>Ouais/ Ca va/ Ca va/ Qu'est ce qu'elle me prend la tête celle là
>Godart/ Trois heures de retenue mercredi après-midi/
>Oh non m'dame/ J'l'ai pas dis en exprès/
>C'est trop tard jeune homme/ Il fallait y penser plus tôt. Et je vais de ce pas téléphoner à votre mère pour lui parler de votre attitude déplorable. Je vais vous apprendre le sens du mot politesse moi.
>C'est ça/ J'vais encore me faire engueuler/ Merde/ Faites pas ça quoi/
>Bon, Mon cher petit Godart, sachez que non seulement je préviens votre mère, mais qu'en plus je vous renvoie sur le champ pour une durée de trois jours/ La discussion est close...
Plus d'école pendant trois jours? Quel pied/ C'est trop d'la balle/ Vive les vacances anticipées/ Mais... j'y pense, c'est pas si chic que ça/ J'vais être puni/ Qu'est-ce que j'ai encore fais comme gaffe moi...
A suivre...
